News

A la Convention citoyenne sur la fin de vie, une large majorité pour l’ouverture de l’aide active à mourir

Ce dimanche matin, dans l’hémicycle du Conseil économique social et environnemental (CESE), il y a Pierre (1), la trentaine, qui trouve la société paradoxale. « On a développé la recherche et la médecine, on vit de plus en plus longtemps mais aussi avec de plus en plus de pathologies. On souffre davantage, et notre rapport à la souffrance est différent de celui d’avant. » Il y a Catherine aussi, qui rappelle que parfois, « les médecins ont du mal à définir ce qu’est un pronostic vital à court ou moyen terme ». Qui estime que l’agonie, la fin de vie, peut être un moment lors duquel « on peut chercher à s’apaiser ». Lors de cette sixième session de la convention sur la fin de vie, les 167 citoyens se sont encore posés beaucoup de questions, avec une maîtrise croissante des enjeux parfois très techniques qui les rassemblent depuis la fin décembre 2022.

Mais, ce matin, ces Français ont aussi voté et dessiné une indication forte sur la manière dont s’oriente la convention : 75 % des votants se sont ainsi prononcés en faveur de l’ouverture de l’accès à l’aide active à mourir. 72 % ont par ailleurs estimé que l’accès au suicide assisté devait être ouvert, tandis que 66 % ont recommandé l’ouverture de l’accès à l’euthanasie. Qu’il s’agisse du suicide assisté ou de l’euthanasie, les votants ont estimé à chaque fois, et à la majorité, qu’ils devraient être ouverts aux mineurs et aux majeurs. En convoquant cette convention citoyenne, la Première ministre Elisabeth Borne avait aussi deman

Cet article est réservé aux abonnés. Profitez de nos offres spéciales sans engagement.

OU

Exclusif Google : 6,99€/mois

En choisissant ce parcours d’abonnement promotionnel, vous acceptez le dépôt d’un cookie d’analyse par Google.



Source link