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des militants de l’ultradroite en garde à vue

des militants de l'ultradroite en garde à vue

Huit hommes appartenant au groupuscule d’extrême droite « Bordeaux Nationaliste », dissous début février, ont été placés en garde à vue pour leur implication dans des violences xénophobes dans un quartier de la ville en juin dernier, a-t-on appris vendredi auprès du parquet.

Ces individus sont en garde à vue pour violences aggravées de trois circonstances (en réunion avec arme et en raison de la race, ayant entraîné une incapacité totale de travail, inférieure à 8 jours, violence en réunion sans incapacité et outrages sexistes ), a précisé le parquet, confirmant une information du journal Sud Ouest.

« Ratonnade » dans la nuit du 24 juin

Ils seront déférés dans la journée devant le tribunal correctionnel. Un « contrôle judiciaire sera requis », le temps d’effectuer des investigations supplémentaires, pour une « comparution à délai différé » dans les « deux mois » à venir.

Une enquête avait été ouverte concernant des injures et agressions à caractère racistes lors de la nuit du 24 au 25 juin dernier à Saint-Michel, quartier populaire historique de Bordeaux.

Des militants antifascistes et SOS Racisme avaient mis en cause le groupuscule, l’association dénonçant une « ratonnade ». De leur côté, les membres de Bordeaux nationaliste « contest(aient) formellement les faits qui leur sont reprochés » lors de cette « rixe », dans un autre communiqué datant du 9 juillet. Ils expliquaient avoir « défendu les victimes d’une agression » puis avoir « eux-mêmes été agressés » et s’être « défendus ».

Des profils gratinés

Deux des gardés à vus comparaîtront également le 9 avril pour des incidents en marge de la Marche des fiertés en juin dernier, a poursuivi le parquet. Ils sont soupçonnés de jets de projectiles et d’insultes contre les participants de ce défilé de la communauté LGBT+. La dissolution de ce groupuscule avait été prononcée en Conseil des ministres sur proposition du ministre de l’Intérieur le 1er février.

Selon le décret prononçant sa dissolution, il fait état de « stratégie de recrutement de nouveaux membres en exaltant le recours à la violence » et l’organisation « régulière de rassemblements en hommage ou en soutien à des groupes d’ultradroite ou des personnalités emblématiques de la collaboration ».

Dans une vidéo en ligne du groupuscule rendant « hommage aux morts du 6 février » 1934, filmée en février 2021 devant l’église du Sacré-Cœur de Bordeaux, on y voit une trentaine de personnes, dont certaines encagoulées portant des flambeaux et des drapeaux noirs à la croix celtique et rendant hommage à la figure de la Collaboration Robert Brasillach.

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