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« Ecole dans la forêt, une révolution verte ? », classe déconfinée

Dans une forêt de l’île de Ré, des enfants âgés de 2 à 5 ans courent, jouent, grimpent aux arbres et se baladent. Contre toute attente, il s’agit d’une salle de classe : les apprentissages se font entièrement en extérieur et par tous les temps. C’est le principe de l’Ecole buissonnière, fondée il y a deux ans par Caroline Cartalas. « Créer sa propre structure, c’était un peu l’aventure. Il fallait allier tout ce qui est pédagogique en travaillant avec comme point clé la nature », explique cette éducatrice franco-allemande. Durant un an, la réalisatrice Anne-Charlotte Rouxel-Oldrà a suivi le fonctionnement de cette forest school. Découverte du monde des insectes, des plantes, plage et jeux libres mais aussi leçons et ateliers : le programme scolaire est parfaitement respecté.

Apaisement et entraide

On compte aujourd’hui 3 000 « écoles dans la forêt » en Europe, dont 2 000 en Allemagne. Au Danemark, ces classes en extérieur représentent 20 % de l’ensemble des maternelles alors qu’en France, la première n’a vu le jour qu’en 2018, à Angoulême. « On n’est pas encore prêts, dans les consciences comme dans la pratique. Néanmoins, on peut se féliciter d’une chose, c’est que depuis les différents confinements, il y a un engouement extraordinaire pour le sujet », constate Matthieu Chéreau, coauteur, avec Moïna Fauchier-Delavigne, de « l’Enfant dans la nature » (Fayard 2019). Alors que les bénéfices de l’environnement naturel sur le développement des jeunes ne sont plus à démontrer, on estime que « 4 enfants sur 10 ne jouent jamais en extérieur », regrette Matthieu Chéreau.

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L’alternative du plein air favorise la créativité, la confiance en soi et l’autonomie. Les parents trouvent ces petits élèves des bois plus apaisés le soir et les professeurs soulignent les liens resserrés et une entraide très forte dans le groupe. Tous conviennent que ces jeunes sont plus attentifs à leur environnement. « La philosophie, c’est d’essayer de changer la société, de l’imaginer autrement et de trouver des alternatives pour améliorer la santé de notre planète », souligne Marine Jacq, docteur en sciences de l’éducation. Et qui mieux que la jeune génération pour protéger l’avenir ?

« Ecole dans la forêt, une révolution verte ? »

Samedi 20 mai à 21h00 sur Public Sénat. Documentaire d’Anne-Charlotte Rouxel-Oldrà (2023). 52 min. (Disponible en replay sur le site de Public Sénat).



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