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Île-de-France : 6 mois de prison pour un migrant sri-lankais alcoolique, sous OQTF et déjà inscrit au fichier des délinquants sexuels, ayant agressé en état de récidive une femme dans un bus

Île-de-France : 6 mois de prison pour un migrant sri-lankais alcoolique, sous OQTF et déjà inscrit au fichier des délinquants sexuels, ayant agressé en état de récidive une femme dans un bus

Lundi 28 août 2023, en début de nuit, Laura s’est installée à bord du bus mis en place pour assurer la liaison Paris – Meaux en remplacement du dernier train. Un homme s’est engagé dans l’allée centrale, il est passé à proximité de son siège avant de s’asseoir derrière elle. Immédiatement, Laura a senti des relents persistants d’alcool sans toutefois s’en inquiéter.

Mais une fois le bus démarré, elle a senti une main se glisser le long de la paroi et lui effleurer la cuisse. Immédiatement elle a réagi en la repoussant. (…)

Une rapide enquête a permis d’établir le profil de l’individu : 43 ans, nationalité sri-lankaise, marié en 2020 et père de trois enfants de 10, 8 et 3 ans, en France depuis 20 ans et sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) devenue caduque faute d’application, prise en charge de la famille par l’association Arile, addiction à l’alcool, déjà connu de la justice pour des faits similaires en janvier 2021 lui ayant valu une condamnation du tribunal de Paris assortie d’une inscription au fichier des délinquants sexuels (FIJAIS). (…)

(…) le procureur de la République a salué le courage de la victime qui n’a pas hésité à faire le déplacement et à braver son agresseur.

(…) après avoir critiqué la position de déni adoptée par le prévenu et « son absence de prise de conscience de la gravité des faits » , il a fustigé  « l’homme qui impose son désir à une femme ». (…)

Avant de requérir une peine de deux ans de prison dont 14 mois ferme, il a évoqué son état de récidive :  « Monsieur se moque des décisions de justice, donc de l’autorité judiciaire ». (…)

Les juges ont infligé à Madhan six mois de prison et ont doublé la durée par la révocation partielle du sursis précédent comme l’a proposé le juge d’application des peines (JAP). Ils ont prononcé le maintien en détention et confirmé l’inscription au FIJAIS.

Actu – Île-de-France

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