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les Bleues en quête du Grand Chelem en Angleterre

les Bleues en quête du Grand Chelem en Angleterre

« The winner takes it all », « le vainqueur rafle la mise » : c’est une expression de poker, une chanson d’Abba mais aussi le résumé d’Angleterre-France samedi, qui décidera du vainqueur du Tournoi des Six Nations féminin et du lauréat du Grand Chelem.

C’est une rencontre de très haut niveau que vont vivre les plus de 53 000 spectateurs attendus à Twickenham, un record mondial pour un match de rugby féminin, avec un avantage aux Anglaises même si les Bleues rêvent du « hold up ». D’un côté, les « Red Roses », en tête du classement après quatre journées et autant de victoires bonifiées, quadruples championnes en titre, avec Grand Chelem à la clé à chaque fois. 

Les Anglaises restent sur une déception en finale de la Coupe du monde

L’an dernier à Bayonne, elles avaient remporté leur 52e « Crunch » face aux Françaises (24-12) pour s’adjuger un 13e titre dans le Tournoi depuis le passage de la compétition à six équipes, et leur 11e Grand Chelem. Les Anglaises avaient remporté face à la France un 53e « Crunch » lors du Mondial en Nouvelle-Zélande, mais restent sur une énorme déception en finale de cette Coupe du monde à l’automne, à l’Eden Park d’Auckland, où la Nouvelle-Zélande leur avait non seulement « ravi » un titre qui leur était promis depuis celui de 2014, en l’emportant 34 à 31, mais avait également stoppé leur série record de trente victoires d’affilée.

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De l’autre côté, les Bleues, sur quatre succès de rang elles aussi dans ce Tournoi mais avec un point de bonus en moins, qui ont faim de titre, depuis leur déception en demi-finale de la Coupe du monde, perdue (24-25) face aux « Black Ferns », et leur dernier Grand Chelem, en 2018.

Onze défaites de rang de la France contre l’Angleterre

C’est l’arrière ou demi d’ouverture Jessy Trémoulière, qui prendra sa retraite internationale samedi soir après 78 sélections en équipe de France, qui avait marqué l’essai de la victoire (18-17) à la 79e minute, face à l’Angleterre, au stade des Alpes à Grenoble le 10 mars 2018. Depuis, les Françaises restent sur une série de onze défaites face à leurs meilleures ennemies, dont la dernière en phase de poule du Mondial (13-7). 

« A Londres, ce sera nous contre la terre entière », avait très bien résumé la troisième ligne des Bleues Gaëlle Hermet, dès la fin du match contre les Galloises (39-14).  Pour David Ortiz, arrivé avec Gaëlle Mignot à la tête du XV de France féminin avant le Tournoi, « ce sera un match historique, un environnement magique ». « Mais pour nous, ajoute-t-il, c’est surtout un nouveau chapitre de notre histoire ». Sans compter que cette rencontre sera « une répétition » avant la prochaine Coupe du monde, en Angleterre en 2025, note Mignot.

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« Je sais que ce sera rude samedi », confie Trémoulière, pour qui la clef du match sera la défense. « Tous les matches (contre les Anglaises) où le score a été serré, c’est parce que de la première à la 80e minute, on a été en mode rouleau compresseur, on les a étouffées, on a mis des grains de sable dans leur système de jeu », basé pour l’essentiel sur les ballons portés.

« On est fin prêtes »

Offensivement, ajoute la trentenaire, « ça va se jouer sur des petits détails, une percée, prendre des points quand on sera chez elles… »  « Moi, je n’ai pas de passé avec les Anglaises, donc j’y vais pour profiter de ce moment surtout », souligne quant à elle la jeune ailière Mélissande Llorens. 

Quant à la troisième ligne Charlotte Escudero, elle l’assure : « On est fin prêtes, on a réglé tout ce qu’il y avait à régler et on est optimales pour ce dernier match ». Alors pourquoi pas, comme l’a lancé la centre Gabrielle Vernier, « faire un hold-up » dans le « temple » du rugby ?

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